78-2, Un spectacle de Karine Sahler et Bryan Polach
et : Jean Baptiste Anoumon, Thomas Badinot, Yasmine Boujjat, Hakim Djaziri, Laetitia Fourrichon, Cyril Gueï, Mounir Margoum, Maxim Tshibangu

« Ma place, si mon drame avait encore lieu, serait des deux côté du front, entre les deux fronts, au dessus. Je me tiens dans l’odeur de transpiration de la foule et jette des pierres sur policiers soldats chaos vitres blindées. Je regarde à travers la porte à deux battants en verre blindé la foule qui afflue et je sens ma sueur froide.” Müller, Hamlet-Machine

Partenaires (en cours)
Soutiens acquis pour le projet : Le Collectif 12 (Mantes la Jolie), EPCC Issoudun, La Carrosserie Mesnier (St Amand Montrond), Mains d’Oeuvres (Saint-Ouen), La Fabrique (Vatan), Théâtre Jacques Prévert d’Aulnay sous Bois, La Fontaine aux Images (Clichy sous Bois) avec le soutien de la Région Ile de France. Préselection pour l’appel à projet Le Réel Enjeu (8 dossiers sur 74).

Un soir, quelque part en France.
Quatre policiers sont dans une voiture, ils roulent, ils s’ennuient, il y a du Cabrel à la radio. L’un regarde par la fenêtre, l’autre fume une cigarette, le 3e navigue sur son téléphone portable. Fin de journée, l’automne. Ils s’arrêtent. Interpellation. Plaquage ventral. A trois sur un jeune au sol. Il étouffe. Il meurt.
Peut-être que la scène est jouée uniquement du point de vue des policiers. Chorégraphiée, au ralenti. Les autres personnages ne sont que suggérés, invisibles.
Peut être que plus tard on verra la même interpellation, mais dans les mouvements des jeunes.
Peut- être qu’à la fin, les policiers se relèvent, comprenant que l’homme ne respire plus. Et que petit à petit, ils ne sont plus des policiers, mais la mère venue chercher le corps de son enfant mort. Le frère et la soeur à ses côtés.
Peut être que le plateau se transforme : et on est à l’apéro, un dîner parisien, au même moment. On ouvre une bonne bouteille de vin.

Cie ALASKA – 78-2 – Note d’intention juillet 2018