Pour notre participation au festival Fragments, au Centquatre les 15 et 16 novembre, nous devons présenter une maquette de 40 minutes maximum.

Nous avons de la matière pour une heure et demie.

Comment choisir?

Nous prenons la décision, malgré tout le travail exploratoire mené ces dernières semaines sur les scènes plus oniriques, et autour du personnage de David Manise (et oui, la survie s’invite dans le spectacle, le feu d’indien ou le feu de blanc, comment sortir de ses rails mentaux, l’égo de mec = beaucoup de son travail fait écho à nos questions et il est une source d’inspiration extraordinaire pour nous ces derniers temps. Je vous invite à aller écouter le merveilleux documentaire de Tony Rayère sur France culture en suivant ce lien – on vous en reparlera), de centrer notre proposition sur le parcours du personnage. Et ce pour plusieurs raisons.

Le parcours de cet homme, c’est le coeur de notre propos. Il faut arriver à le raconter. Est ce qu’on voit tous les personnages que le comédien incarne? Est-ce qu’on comprend les situations d’interviews? Est-ce qu’on comprend les moments qui partent en rêveries, en fantasmes? Est-ce que l’on perçoit ses conflits intérieurs, sa personnalité, les questions qu’il se pose sur son identité?

Et si on creuse un petit peu la réflexion. Ce qu’on veut raconter, c’est comment ce parcours individuel porte des questions qui sont plus vastes, qui touchent à l’histoire, à la sociologie. On a construit des scènes qui viennent porter des figures, comme autant de fantômes, qui évoquent par leur présence ces échos : le chevalier-viking, le croisé repenti, un Algérien pendant la guerre d’indépendance : autant d’autres histoires, qui par flashs, viennent évoquer d’autres destins qui se frottent à la question du rapport entre l’identité masculine et la violence.
Mais : le parcours de notre personnage doit porter à lui seul cette histoire. Il n’en est pas l’allégorie, pas du tout, mais il est tissé de ces histoires qui le fabriquent comme ces rêves dont nous sommes faits. Annie Ernaux, dans La Place, ne raconte que l’histoire de son père. Mais quelle puissance! Un monde se dessine avec ses gestes, sa façon de vivre et de mourir.
Donc : nous sommes attachés à nos personnages imaginaires, mais le récit doit pouvoir fonctionner sans.

 

 

 

 

 

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