Vendredi dernier ont eu lieu les attentats.
On appréhende de reprendre le chemin du théâtre.

Finalement c’est bien, salvateur, on se plonge dans le travail, on est debout.

On cherche le clown, une folie, du rêve. On approche la danse petit à petit.


Certaines interviews sont si longues! On a retranscrit in extenso, et il faut dire ça, la difficulté à dire, à retrouver la mémoire (« mais tu vois mais c’est dingue, pourquoi je ne me souviens pas de ça ») les conflits (« mais, attends, ça s’est passé à rennes! ça s’est passé à Rennes!) voir les contradictions (« bon, moi je veux pas contredire, hein.. « ). C’est justement notre sujet. En même temps c’est trop long, on ne peut pas jouer tout, l’ennui guetterait, il faut trouver autre chose.

Alors : peut être que les voix passent du plateau à un son enregistré, elles trottent dans la tête du narrateur, elles l’obsèdent, il les connait par coeur ces récits, ils s’entremêlent, se répètent et se mélangent.

Pour voir, on enregistre deux interviews. Bryan improvise sur ces voix entremêlées, qu’il dit et entend en même temps. Une bonne piste.

Karine Sahler, 18 novembre 2015.

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s