Priorité au jeu
Nous avons travaillé à partir de trois types de matériaux :
1) Des entretiens collectés auprès de proches et fidèlement retranscris
2) Des improvisations autour de situations vécues par le personnages au quotidien ou dans l’enfance
3) Des documents d’archive.

Cette matière est directement travaillée au plateau, puis réécrite, retravaillée, reconstruite.

Le comédien joue l’ensemble des personnages. Les situations de la vie quotidienne sont brutalement interrompues par les réminiscences des récits qu’il a entendus, des images qu’il se forme, de ses peurs et de ses fantasmes. Ainsi, agressé par un inconnu dans une station service, il doit se résoudre au compromis pour se sortir de la situation mais s’en veut de ne pas agir en « homme viril ». Alors le récit s’emballe, ses fantasmes prennent vie; l’acteur incarne tour à tour les trois personnages en passant de la réalité aux fantasmes de vengeance les plus extravagants.

Danse et rap
Le personnage explore une mémoire d’évènements dont il ne se souvient plus. Le texte est le premier lieu d’incarcération de cette mémoire : il montre comment les récits se cherchent et parfois se figent.
Mais il ne suffit pas. Nous cherchons a explorer des mémoires non formulées. Le travail avec Bintou Dembele nous permet d’explorer par la danse les traces du passé dans le corps.
Il y a aussi le rap .

 «  La musique du spectacle, ce pourrait être du rap français des années 90, un rap bien dur, bien revendicatif, une explosion  d’énergie, de colère, des rimes dans tout les sens, des mains qui s’agitent et des têtes qui acquiescent, ces morceaux qui ont bercés mon adolescence et qui m’ont construit. Au départ, Violences Conjuguées est un morceau de rap que j’ai écrit mais très peu chanté. J’y évoque une femme battue devant les yeux de son fils. 

D’un autre côté, ce pourrait être un long mantra, un ôm de yoga, une prière tibétaine, un chant sacré orthodoxe, une tentative de réconcilier le monde, de trouver la paix intérieure comme on dit. Imagine un mec qui se pose en lotus avec un mantra bien chiant pour les spectateurs. Il tente de trouver la paix intérieure mais le bruit dans sa tête, tout au fond, c’est du rap. »

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