Mémoire(s)/vérité(s)

Le personnage part à la recherche d’une histoire dont il n’a pas de souvenirs. Les évènements ont eu lieu quand il était petit, ou même plus grand, mais il ne s’en souvient pas. Il doit faire avec la mémoire des autres. Ce qu’ils racontent, ce dont ils se souviennent, ou pas. Leurs récits se troublent, ils sont parfois contradictoires. Au fur et à mesure, il se rend compte que la quête d’une vérité est illusoire : toutes les mémoires existent ensemble, aucune n’est vraie ou fausse, c’est à partir de cela qu’il faut se construire.

Identité(s)

On suit dans la pièce le parcours du personnage devenu adulte. Avec l’arrivée de son bébé, il s’interroge sur ce qu’il va transmettre, et donc sur son identité. Qui est il? Est il déterminé par son histoire? Plus largement, la pièce pose les questions de l’identité masculine vis à vis de la violence. Comment se positionner face aux injonctions à la virilité?

Dans le spectacle il est question de la possibilité de se détacher, un peu, de ce dont on a cru qu’il nous définissait, indéniablement et fatalement.

Violences conjuguées 

Le point de départ de la pièce, ce sont les violences conjugales vécues par la mère quand le personnage était enfant. Les mécanismes de ces violences au sein du couple sont présents (dans son discours « c’est le prix à payer pour dire non » ou dans celui du père « j’ai fait une simple pichenette »), mais ils ne sont pas décortiqués en tant que tels.
Ce qui nous intéresse, c’est comment cette violence originelle ressort pour le personnage dans les moments violents de sa vie quotidienne : un casting qui ne se passe pas bien, un inconnu qui les agresse dans la rue…. La violence est donc un thème transversal. Traité plutôt sous l’angle : la violence en nous : ce qu’on en fait, comment on s’en libère.

On découvre que les vérités peuvent coexister, les sentiments sont nommés, la compassion devient possible et l’homme peut prendre sa place.

Ainsi le spectacle n’est pas une enquête ou une reconstitution, encore moins une condamnation ou le récit d’une enfance malheureuse.

Notre ambition serait plutôt d’approcher une certaine légèreté, et même de faire naitre le rire. Un homme qui veut s’accomplir pleinement en acceptant ses peurs, ses fragilités, son impuissance et ses larmes.

Le premier épisode d’un triptyque 

Violences conjuguée est imaginé comme le premier épisode d’un triptyque explorant les différentes dimensions de la violences familiale comme un écho des violences plurielles (économiques, raciale ou sexuelle….) traversant la société.

Les épisodes suivant pourraient être deux adaptations : En finir avec Eddy Bellegueule d’Edouard Louis avec Andy Coq, Mama Black Widow d’Iceberg Slim avec Jean Baptiste Anoumon.

Les trois épisodes sont conçus pour être joués séparément ou à la suite les uns des autres, ils feront chacun une durée d’une heure environ.  Ils trouvent des résonances dans leurs thématiques, mais aussi dans leur forme : un solo engageant un comédien dans une forme de performance, mettant en écho sa propre histoire, son corps, avec le récit se déroulant sur le plateau.

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